3 façons de mieux démarrer son entreprise individuelle

Le lancement d’une entreprise individuelle est toujours accompagné d’une période de doute et d’incertitude chez l’entrepreneur. Les différents statuts proposés (auto-entreprise, portage salarial, société commerciale…) et leurs implications créent un flou juridique et économique pour le chef d’entreprise, qui doit toujours garder à l’esprit qu’il faut minimiser les risques liés à son activité professionnelle pour sécuriser sa situation. Ces trois conseils permettront à l’entrepreneur de mieux appréhender le démarrage de son activité.

Réaliser une solide étude de marché avant de se lancer

Trop d’entrepreneurs lancent une entreprise sans avoir véritablement étudié le marché sur lequel ils comptent s’insérer. Or, l’intensité de la concurrence, les moyens nécessaires pour se lancer, le nombre de participants au projet d’entreprise, ainsi que les risques liés à l’activité doivent être sérieusement pris en compte avant le lancement du projet. Avant de choisir son statut, il est donc nécessaire pour l’entrepreneur individuel de réaliser une étude complète du marché, et d’établir un bilan prévisionnel de son activité afin de pouvoir appréhender au mieux la réalité du terrain sur lequel il s’engage.

Avoir recours au portage salarial : la complexité en moins pour les entreprises

Si la plupart des entrepreneurs individuels font face à de nombreuses difficultés administratives lors du lancement de leur entreprise, ce n’est pas le cas de ceux qui ont recours à une société de portage salarial. Par ce biais, l’entrepreneur peut conclure un contrat de travail avec la société de portage, qui conclura elle-même un contrat de prestation de services avec le client de l’entrepreneur.

La facturation, la collecte de la TVA ainsi que le paiement des charges sociales sont ainsi assurés par la société de portage, qui reverse à l’entrepreneur la part qui lui est due. S’il faut compter quelques frais de gestion pour avoir recours à ce type de société, le portage salarial reste une solution satisfaisante pour la plupart des entrepreneurs qui souhaitent sécuriser leur situation.

Le portage salarial est réservé aux activités de service, et n’implique nullement que la société de portage assure le démarchage de l’entrepreneur ou exerce sur lui un lien de subordination. Le chef d’entreprise reste libre en toutes circonstances, ce qui lui permet de diriger son activité indépendante comme il le souhaite, tout en développant son portefeuille de clients.

Savoir protéger ses biens personnels en cas d’échec de l’activité

L’entrepreneur individuel est souvent hanté par la peur de tout perdre en cas d’échec de son entreprise. L’engagement de sa responsabilité serait en effet de nature à causer une saisie sur son patrimoine personnel. Si l’entrepreneur individuel voit sa résidence principale insaisissable de droit depuis la loi Macron de 2015, ce n’est pas le cas de ses résidences secondaires et du reste de son patrimoine.

La responsabilité de l’entrepreneur individuel est en effet personnelle et illimitée dans le cadre de son activité. Reste pour ce dernier la possibilité de souscrire une option EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée), qui lui permettra de n’affecter qu’une partie de ses biens à son activité professionnelle par le biais d’une déclaration d’affectation déposée au greffe du Tribunal de commerce.